Léa Drouet est une metteur en scène française née en 1982 à Villeurbanne. Elle est diplomée de l’Institut National Supérieur des Arts de la Scène de Bruxelles (I.N.S.A.S.) en section mise en scène. Elle est installée et travaille à Bruxelles depuis 2010.

Son travail prend différentes formes et circule entre l’installation, le théâtre et la performance. Elle fonde VAISSEAU en 2014, une structure de production qui tente de s’adapter aux différentes propositions, aux différents formats expérimentés et ceux encore à venir.

Malgré la diversité des formes proposées, on perçoit son intérêt constant pour certaines questions. Qu’est-ce qu’un groupe, qu’est-ce que le lien ou l’absence de relation? Quelle est l’esthétique de ces diverses organisations humaines ? Comment peut-on faire basculer ces problématiques dans le régime du sensible, du sonore, du corporel et de la matière ? Comment partager des expériences esthétiques qui traduisent ces différentes organisations relationnelles.

Proche de la scène musicale expérimentale bruxelloise, elle collabore avec divers musiciens (Jean-Philippe Gross, Yann Leguay, Clément Vercelletto, David Stampfli). Elle s’entoure aussi d’artistes au croisement de plusieurs pratiques : acteurs-danseurs-performeurs-plasticiens-musi- ciens (Madeleine Fournier, Gaétan Rusquet, Frédéric Bernier, Bastien Mignot, Simon Loiseau).

0&, présenté au Festival XS du Théatre National se crée en collaboration avec Clément Vercelletto, rassemblant un ensemble de 20 performeurs pour un concert de magnétophone cassettes. Plusieurs versions de cette choralité spatialisée seront déclinées par la suite à l’invitation du Kunstenfestivaldesarts dans la Gare de Bruxelles-Congrès (Derailment, 2015) ou au Palais de Tokyo pour l’événement Indiscipline (Tape ensemble, 2016).

« Mais au lieu du péril croit aussi ce qui sauve » est présenté au skatepark des Brigittines dans le cadre du lancement du Kunstenfestival en 2016. L’événement s’est construit en collaboration avec les utilisateurs du skatepark autour de la notion de prise de risque et de l’accident. Il rassemble des entretiens avec trois jeunes skateurs autour de leurs blessures et de leur rapport au risque, et l’installation d’un cercle de feu dans lequel les skateurs tentaient des figures périlleuses en public.

Elle prépare en ce moment Boundary Games qui sera créé en 2018 au Théatre Les Tanneurs dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts. Cette forme scénique proposera au public une expérience spatiale et sonore de composition et de décomposition des ensembles en faisant varier les situations liées aux organisation ou aux dynamiques des groupes.

Elle est également invitée par Camille Louis (philosophe et dramaturge, membre du collectif kompost) à Athènes dans le cadre de la nuit de l’esthétique organisée par le Goethe Institut et l’Institut Français en mai 2017. Elle travaille à cette occasion sur une installation performance sous forme de jeu libre intitulé « Squiggle », une situation conversationnelle verbale et sculpturale dans l’espace public.